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Programme du 2 juillet 2019 pour le 4e Forum de l’Engagement

L’engagement à l’épreuve du réel  
QUID DU MANAGER DE PROXIMITÉ ?

Mardi 2 juillet 2019 à l’Université Paris Dauphine
Salle Raymond Aron 2ème étage
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny 75016 Paris

8h30 : Accueil
9h00 : Ouverture du Forum

Welcome
Par Isabelle HUAULT Présidente de l’Université de Paris Dauphine et par les fondateurs de l’Observatoire, Fabienne SIMON, Daniel BAROIN et Geoffrey CARPENTIER

Management de Proximité : de quoi parle-t-on ?
Par Geoffrey CARPENTIER co-fondateur de l’Observatoire de l’Engagement

Restitution de l’étude quantitative auprès d’un panel de 1.000 salariés
Présentation des résultats de l’enquête par Stéphane LEFEBVRE-MAZUREL, Directeur du Pôle B to B, Opinion Way. Mise en abyme par Serge PERROT, Professeur à l’Université Paris Dauphine

Entre attentes des collaborateurs et exigences des dirigeants, les managers de proximité sont aujourd’hui les grands oubliés des enquêtes d’engagement. Qui sont-ils ? Comment conçoivent-ils leur rôle ? En ont-ils les moyens ?

Restitution de l’étude qualitative menée auprès d’une dizaine d’entreprises
Présentation par Lionel GARREAU Maître de Conférences à l’Université Paris Dauphine

Le développement de l’engagement du management de proximité est devenu un enjeu clé. Quels dispositifs les organisations mettent-elles en œuvre ? Avec quels résultats concrets ? Panorama des pratiques en entreprise.

Table ronde de partage de pratiques inspirantes en entreprises, regards croisés
Échanges animés par Sophie PETERS, éditorialiste et psychanalyste
• Frédéric LIPPI, Président Directeur Général, Lippi Clôtures
• Un DRH d’une entreprise leader sur son marché en charge de l’animation de la politique de développement de l’engagement

Un temps de synthèse du Forum
Animé par Daniel BAROIN, co-fondateur de l’Observatoire de l’Engagement & Senior Advisor carewan by KPMG

12h00: buffet déjeunatoire
Échanges entre les participants du Forum

Inscrivez-vous pour assister au 4e Forum de l’Engagement.

> Je souhaite assister au 4e Forum
Places limitées. Un contrôle des inscriptions sera fait à l’entrée de l’Université pour des questions de sécurité.
By |2019-06-18T16:12:13+00:00June 18th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Mai2019

Contrat d’engagement, semaine de quatre jours, burn-out, storytelling… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en mai.

Contrat de travail vs contrat d’engagement
Les textes liant employeurs et employés portent sur le temps de travail, la rémunération, les garanties… Mais ils ne disent rien sur l’engagement du salarié au service de la performance et l’engagement de l’entrepreneur à garantir le bien-être de ses salariés. Un contrat de travail d’un genre nouveau serait à inventer sous forme d’un contrat d’engagement. Le salarié s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l’entreprise soit la plus performante possible et l’entreprise s’engage à faire en sorte que chaque salarié soit bien dans son travail, au quotidien comme sur le long terme. Deux engagements qui pourraient lier, par contrat, la performance au bien-être des collaborateurs.
Opinion | Et si le contrat de travail devenait un contrat de confiance ?
Article du 13/05/2019

Travailler moins pour être plus engagé ?    
60 % des Français opteraient pour la semaine de travail de quatre jours selon le résultat de l’étude The Workforce View in Europe 2019. La recherche d’un meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle motive particulièrement les 35-44 ans. Ils sont 62 % à être favorable à la semaine de quatre jours. Une mesure déjà adoptée en Suède, mais qui passe avant tout par des analyses du temps de travail et de mesure de l’engagement des salariés.
La semaine de travail de quatre jours séduit les Français
Article du 28/05/2019

Une initiative pour reconnaître l’engagement des équipes
Le Groupe SEB annonce le lancement d’un nouveau plan d’actionnariat salarié, qui permettra à ses 20 000 salariés de souscrire à une augmentation de capital réservée à des conditions préférentielles. L’entreprise souhaite avant tout reconnaître l’engagement et la contribution majeure de ses équipes dans l’accélération de sa transformation et donner l’opportunité à ses salariés de l’accompagner, de façon capitalistique, dans ses projets stratégiques.
Seb lance son nouveau plan d’actionnariat salarié
Article du 27/05/2019

« Le burn-out est à relier aux pathologies de l’engagement »
Docteur en psychologie, Patrick Charrier explique que la reconnaissance du burn-out comme phénomène lié au travail détourne l’attention des pathologies de l’engagement. Une réalité qui semble plus économique et politique, que sanitaire. La contrition du marché de l’emploi, la libéralisation à outrance de l’économie et l’appauvrissement même de l’idée de métier, pensé aujourd’hui en compétences, fait du facteur humain la variable d’ajustement des organisations et des stratégies. Privées ou publiques, les entreprises font du surengagement de leurs salariés un principe structurel de leur équilibre par défaut d’autres moyens.
Patrick Charrier : « Le burn-out marque l’échec de l’intégration de l’humain dans les stratégies d’entreprises »
Article du 29/05/2019

Pour engager les salariés dans la transformation de l’entreprise, concoctez un bon storytelling !
Un bon storytelling de transformation doit d’abord répondre à quatre questions simples : pourquoi se lancer dans la transformation ? comment l’entreprise va-t-elle se transformer ? qu’ai-je à y gagner ? comment vais-je être impacté ? Ensuite, choisissez la structure narrative des contes et légendes qui est particulièrement adaptée aux récits de transformations d’entreprise. Des héros, appelés à participer à une quête, partent à l’aventure, passent des épreuves, font face à des obstacles, évoluent d’une situation initiale à une situation finale… et en ressortent eux-mêmes transformés. Ainsi, un discours narratif bien maitrisé permet d’engager de manière efficace et respectueuse les salariés dans la transformation de leur entreprise.
Vous voulez engager vos salariés ? Inspirez-vous des contes pour enfants !
Article du 09/05/2019

4ème Forum de l’Engagement le mardi 2 juillet 2019.
Cliquez sur l’image, ci-dessous, pour vous inscrire et y assister

By |2019-06-06T07:31:45+00:00June 6th, 2019|

Que représente l’engagement pour les dirigeants ?

Dans l’ensembles des entreprises, quelle que soit leur taille, l’engagement est ressenti comme essentiel pour atteindre des enjeux business, qu’ils soient axés sur la croissance, sur un nouveau positionnement ou sur une réorganisation. Mesures, leviers, défis… Comment est perçu l’engagement par les dirigeants ?     

 

L’importance de la mesure

Les dirigeants d’entreprise se représentent l’engagement des salariés comme des comportements d’investissements et une adhésion aux valeurs et aux projets de l’entreprise. Pour ces derniers, c’est une vision positive du lien entre l’employeur et le salarié. Un concept multidimensionnel qui représente le choix de s’investir dans son travail en fournissant un effort arbitraire supérieur au travail prescrit. Au-delà des enquêtes structurées pour mesurer l’engagement des salariés, ils utilisent aussi un vaste ensemble d’indicateurs indirects. Les rencontres et les relations de proximité, mais aussi des indicateurs bruts comme le nombre d’accidents du travail, le taux d’absentéisme, la participation aux événements internes ou le renouvellement des effectifs. Les comportements sont aussi une source d’informations complémentaires sur le niveau d’engagement : avoir le sourire, dire bonjour, être force de proposition, défendre les valeurs de l’entreprise… L’observation des salariés apparait alors comme une représentation de l’engagement.

 

Les valeurs leviers

Du point de vue des dirigeants, l’enracinement de trois valeurs fait partie des principaux leviers de l’engagement des salariés. Tout d’abord, la notion de justice et d’équité de traitement. L’impression de réciprocité entre ce que le salarié investit dans son activité professionnelle et ce qu’il en reçoit suscite un lien de confiance entre l’entreprise et ses salariés. Ensuite, la fierté vient motiver les salariés soit par le sens et les valeurs portées par l’entreprise, soit par la satisfaction du travail bien fait et des succès individuels ou collectifs. Et enfin, les caractéristiques du métier. Les salariés sont motivés par les bénéfices intellectuels et relationnels de leur métier. L’intérêt pour leur travail les motive à s’engager et à s’impliquer dans la fonction exercée dans l’entreprise. Plusieurs dimensions sont associées à cette valeur comme l’autonomie, la responsabilisation, les moyens ou une dimension internationale qui peut être un puissant levier d’engagement.

 

Les défis

Les dirigeants associent plusieurs défis au développement de l’engagement des salariés. Si le désengagement ne les alarme pas, ils s’inquiètent souvent des risques de surengagement. Les premières victimes du burn-out, caractérisé par une fatigue physique et psychique intense, sont souvent les salariés les plus investis dont ledépart coûte cher à l’entreprise. Dans la mesure où le management consiste précisément à gérer des différences, l’engagement s’exprime aussi comme un défi managérial. Les dirigeants font face aux difficultés des managers qui gèrent des situations et des rapports à l’engagement qui varient très fortement d’un salarié à un autre ou d’une génération à une autre. Un contexte économique difficile peut aussi compliquer la reconnaissance financière de l’engagement des plus investis. Les dirigeants sont alors face à un défi lié aux limites des formes de reconnaissance symbolique.

 

* Propos tirés de l’étude « L’engagement salarié vu par les dirigeants». Première publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
By |2019-05-27T09:35:08+00:00May 27th, 2019|

Êtes-vous dans un environnement de travail nouvelle génération ?

Si l’espace de travail n’influe qu’indirectement sur l’engagement des salariés (cf article Du lien entre l’espace de travail et l’engagement des salariés), une récente étude montre que 67% des salariés désirent bénéficier de nouvelles méthodes de travail : organisation du temps et de l’espace de travail, modes de collaboration au sein des équipes…(1). Mais quelles sont les caractéristiques de ces nouveaux environnements ?

 

Une grande diversité des espaces de travail

L’open space est de loin la forme d’aménagement la plus répandue pour organiser un environnement de travail nouvelle génération.En version « classique », avec un grand plateau de postes de travail non séparés par des cloisons, ou « en îlots » pour regrouper les équipes et faciliter les interactions. Souvent combiné avec l’open space, le flex-office permet aux salariés de s’installer à un poste de son choix sur l’ensemble des places disponibles. Les nouveaux espaces de travail sont de plus en plus couplés à d’autres espaces développés pour assurer un certain confort et pour améliorer l’expérience des salariés. Les restaurants, cafétérias ou cuisines sont autant de moyens de se restaurer sur le lieu de travail et de se retrouver hors de l’activité professionnelle. D’autres espaces sont consacrées au confort des salariés, comme les lofts qui cherchent à reproduire un esprit « comme à la maison », ou aux activités alternatives : salles de sport, salles de jeux ou conciergeries (coiffure, esthétique, pressing, cordonnier…).

 

Une palette d’outils matériels et numériques

Pour assurer le fonctionnement des nouveaux espaces de travail, deux principaux types d’outils sont mis à disposition des salariés. D’une part, des outils matériels qui facilitent le travail et le fonctionnement des open space comme un casier individuel pour un usage personnel, des étagères pour stocker des documents nécessaires à une équipe ou un casque qui permet de se concentrer et de s’isoler mentalement. D’autre part, des outils numériques sont mis en place pour permettre la flexibilité et la dynamique recherchées pour ces espaces. Ainsi, la généralisation du Wifi permet d’être connecté dans tous les espaces de l’entreprise et l’utilisation de bureaux virtuels avec un code personnel permet de retrouver l’ensemble de ses dossiers depuis n’importe quel ordinateur. Il existe aussi des systèmes de visio-conférence performants, des messageries instantanées par équipe ou des logiciels de management de projet pour accompagner le travail à distance et communiquer de la façon la plus flexible possible.

 

Une liberté d’utilisation des espaces

Une multitude d’activités et de pratiques sont intégrées dans les nouveaux espaces et modes de travail. Les activités de travail sous différentes formes : travailler seul à un bureau, travailler seul hors du bureau, travailler en équipe, recevoir des clients, téléphoner… Mais aussi, les activités périphériques considérées comme des temps non directement productifs : circuler, faire du sport, jouer, manger, se relaxer… Prises en compte pendant le temps de présence des salariés dans l’entreprise, ces activités disposent d’environnements spécifiques et modulables. Pour exemple, un couloir aménagé peut servir de lieu pour téléphoner ou pour se rencontrer, le bureau d’un dirigeant s’utilise en salle de réunion, la cuisine devient un lieu de travail, la salle de détente se transforme en un lieu d’échanges et d’innovation, les bureaux se transforment en showroom… Cette tendance marque une volonté affirmée de laisser les salariés s’approprier les espaces nouvelle génération dans une fonction qui va leur convenir.

 

* Propos tirés de l’étude « Les nouveaux environnements et modes de travail : vecteurs d’engagement des collaborateurs ? ». Troisième publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
(1) Étude CBRE décembre 2018. https://medias.businessimmo.com/default/0002/40/139124/cbre-nouveaux-espaces-travail-complet-v3-bd.pdf
By |2019-05-16T08:39:46+00:00May 16th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Avril2019

Grand Débat, Heures supp’, manager à distance, ambassadeur… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en avril.

Les conclusions du Grand Débat. Focus sur l’engagement des salariés
Du 11 au 22 mars, 1 335 dirigeants, partenaires sociaux, salariés ou managers ont répondu au grand débat « Entreprise et cohésion sociale ». Les interrogés considèrent qu’afin d’augmenter l’engagement des salariés, les entreprises doivent en priorité associer régulièrement les salariés au projet de leur entreprise, évoluer vers un management plus collaboratif et développer les compétences et l’employabilité par la formation. Il faut également offrir de vraies perspectives d’évolution, reconnaître davantage les contributions individuelles ou collectives, et favoriser la cohésion et la solidarité au sein des équipes.
Grand débat en entreprise : au-delà des salaires, la question de l’engagement
Article du 25/04/2019

Heures supplémentaires ne riment pas forcément avec productivité et engagement…     
58% des salariés français affirment réaliser régulièrement des heures supplémentaires non rémunérées selon une étude du groupe ADP, spécialisé en ressources humaines. Ils travailleraient en moyenne 4h37 par semaine gratuitement. Pour autant, travailler plus longtemps ne favorise pas une meilleure productivité. Un équilibre est à trouver entre l’engagement des collaborateurs, le nombre d’heures effectuées et le sentiment d’une juste rétribution.
Plus d’un salarié sur deux déclare faire des heures sup’ non payées
Article du 11/04/2019

Manager à distance. Comment faire ? Quelles conséquences sur l’engagement ?
Le télétravail bouleverse les fondamentaux du management et suscite encore des défiances : une perte de productivité, un risque sur l’engagement, un faible sentiment d’appartenance, une moindre reconnaissance de l’autorité, un affaiblissement du statut de manager… La distance oblige à repenser le rôle du manager, sa valeur ajoutée, ses postures et ses méthodes de travail. 8 clés proposées pour bien gérer la distance avec son équipe.
Manager, vous avez peur du télétravail ? Voici huit conseils pour bien gérer vos salariés à distance
Article du 26/04/2019

Transformer un salarié engagé en ambassadeur, il y a une application pour ça !
Pour tirer parti de l’engagement des salariés, la start-up lyonnaise Nexenture a développé une application mobile baptisée « Tous Ambassadeurs ». Concrètement, chaque salarié, peut avoir accès à une information quotidienne sur son entreprise : une actualité liée au groupe ou à son marché, un nouveau projet client, une retombée dans la presse, une nouvelle implantation de la société… L’objectif est de donner les moyens de concrétiser l’engagement au-delà de la fiche de poste.
Nexenture veut encourager les salariés à devenir “ambassadeurs” de leur entreprise
Article du 26/04/2019

Une étude optimiste sur l’engagement des salariés français
Une étude du cabinet de conseil Korn Ferry remet en cause les idées reçues sur le désengagement des salariés français vis-à-vis de leur entreprise. 74 % des salariés français interrogés déclarent avoir de l’intérêt pour leur travail et 75 % déclarent éprouver de la fierté à travailler pour leur entreprise. Selon les calculs du cabinet de conseil, l’engagement des salariés français se situe dans la moyenne mondiale.
Les salariés français démotivés, un mythe ?
Article du 12/04/2019

4ème Forum de l’Engagement le mardi 2 juillet 2019.
Cliquez sur l’image, ci-dessous, pour vous inscrire et y assister

By |2019-05-02T07:07:02+00:00May 2nd, 2019|

Mesurer l’engagement des salariés

La plupart des grandes entreprises ont mis en place des dispositifs de mesure de l’engagement des salariés. Baromètres, enquêtes ou opinion survey recouvrent des réalités contrastées et posent plusieurs questions : pourquoi mesurer l’engagement, comment, quelles sont les limites des dispositifs…   

 

Les facteurs à l’origine d’une enquête

La plupart des grandes entreprises ont mis en place des dispositifs de mesure de l’engagement des salariés. Mais cette mesure ne surgit pas de nulle part. Le principal déclencheur d’une enquête sur l’engagement des salariés est d’appréhender la dimension humaine et managériale pour l’inscrire dans un plan global de l’entreprise. Ce plan peut contenir des évolutions dans la stratégie, des ambitions de développement ou des priorités spécifiques. La mise ne place d’une politique RSE, pour mieux gérer les ressources de l’entreprise et améliorer la productivité, constitue aussi un contexte favorable au développement d’une enquête. Et enfin, l’origine de la mesure peut aussi être attribuée à un événement spécifique comme l’arrivée d’un nouveau DRH, une crise sociale ou simplement un effet de mode apprécié par le management moderne.

 

Les choix structurants de la conception

La conception d’une enquête nécessite de faire des choix structurants. Il faut tout d’abord arbitrer entre une enquête standardisée, qui s’adresse à tous les salariés d’un groupe, ou adaptée à la spécificité de l’entreprise, aux sujets du moment ou à la population visée. Ensuite, l’arbitrage se fait sur la longueur du questionnaire, la nature des questions posées et la fréquence. Le périmètre et le pilotage sont les derniers choix structurants. L’enquête peut être globale et concerner tous les pays et toutes les activités ou ciblée pour s’adresser à une population de l’entreprise comme les managers, les dirigeants ou les équipes sur le terrain. La difficulté d’un dispositif global est de répartir et de coordonner les rôles des différents acteurs impliqués pour que l’enquête soit un sujet véritablement porté et piloté.

 

Les limites des dispositifs de mesure de l’engagement

Les résultats des dispositifs de mesure de l’engagement peuvent créer une dynamique de progrès et d’amélioration permanente. Pourtant, les entreprises y voient certaines limites. Parmi elles, le manque d’appropriation des dispositifs par les acteurs impliqués qui peuvent subir des pressions pour remplir les questionnaires et maximiser le taux de réponse. L’essoufflement, si à priori une fréquence élevée peut sembler souhaitable, elle se heurte vite à une forme de lassitude des collaborateurs en attente d’actions concrètes, et à la lourdeur de gestion du dispositif d’enquête. Et enfin, les difficultés de pérennisation des actions. Les photographies produites par les enquêtes sont puissantes, à la fois larges et précises. L’enjeu est à l’analyse des résultats et à leurs traductions en évolutions perceptibles et coordonnées. Or, la pression sur la réalisation de plans d’action peut conduire à ce que l’engagement soit le nième plan d’action du manager.

 

*Propos tirés de l’étude « La mesure de l’engagement des collaborateurs ». Seconde publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.

 

By |2019-04-11T09:16:43+00:00April 11th, 2019|

Lu pour vous / La révolution des organisations

LA RÉVOLUTION DES ORGANISATIONS
Auteurs : Daniel Baroin, David Gateau
Éditeur : Pearson France
Date de parution : 01/02/2019
Préface : Pierre Deheunynck

En vente en ligne et en librairie.

Riche en analyses, observations et pistes de réflexions, illustré de nombreux exemples, cet ouvrage est l’outil indispensable pour repenser votre organisation.

 

Le résumé

Pas une semaine ne passe sans qu’un dirigeant, ou un nouveau rapport, ne mentionne les grandes mutations auxquelles sont confrontées les entreprises.Tiraillées entre les bouleversements générés par la transformation digitale, l’aspiration des salariés à travailler autrement et la demande d’une meilleure prise en compte des défis sociaux ou environnementaux, elles doivent aujourd’hui concilier progrès humain et performance durable.

Face à ces enjeux, l’accent est surtout mis aujourd’hui sur la réinvention du management. Mais quid des organisations ? Comment reconfigurer le design organisationnel et repenser l’architecture même de l’entreprise pour répondre aux usages des clients, aux attentes des collaborateurs et aux acteurs de son écosystème ?

Daniel Baroin et David Gateau, sur la base de leurs expériences en entreprise et dans le monde du conseil, commencent dans cet ouvrage par rappeler en quoi ces mutations de l’environnement sont accélératrices d’évolutions des organisations, pour expliquer ensuite comment les entreprises tentent de s’adapter en révolutionnant leur structure et leur manière de travailler.

Ils dégagent alors quatre dynamiques organisationnelles, qui sont les ferments de la transformation : la centricité client, le mode agile, l’innovation par les communautés et la réinvention des fonctions support. En découle une nouvelle architecture d’entreprise, en quatre pôles, adaptée aux enjeux de demain.

Les auteurs

Daniel Baroin est diplômé d’HEC et docteur en économie. Après avoir été directeur de l’organisation et de la formation du groupe Danone, Daniel a cofondé HR Valley, société de conseil spécialisée en développement des organisations, stratégie RH et management. Il est aujourd’hui senior advisor chez carewan by KPMG et administrateur de Consult’in France.

David Gateau est diplômé de Centrale Marseille et Industriales Madrid. Co-fondateur de Datsit-Conseil, société spécialisée dans l’accompagnement des transformations d’entreprises et du secteur public, il a travaillé auparavant dans plusieurs grandes organisations dont SAGEM et MATRA Automobile.

Extrait de la préface

« Nous avons tous été influencés par des dirigeants qui mènent leur groupe au succès et savent faire partager une vision hors du commun, inspirante, tout en développant un leadership authentique et distribué. Ces entreprises se reconnaissent par la singularité de leur culture et de leur performance. Pour y parvenir, ils ont imaginé l’organisation qui permet au corps social de s’adapter et de progresser de manière continue, en interaction avec la transformation digitale et l’évolution de leur écosystème. L’organisation et le mode opératoire sont déterminants en ce qu’ils créent les conditions de l’engagement des salariés et des parties prenantes. C’est le courage et le mérite de l’ouvrage La Révolution des organisations d’observer, d’analyser et de proposer des pistes de réflexion pour orienter nos propres organisations, permettant ainsi à l’écosystème des entreprises de se transformer et de contribuer à la richesse des territoires sur lesquelles elles se développent. Quels défis ! »

Pierre Deheunynck, DGA Groupe Engie. 

Revue de presse

Livre du jour : “La révolution des organisations” de Daniel Baroin & David Gateau
BFM Business – 19/02/2019 > Regarder l’interview 

Réinventer l’organisation du travail
Le Monde – 13/03/2019 > Lire l’article

Travailler différemment en raison d’une transformation générationnelle
> Lire un extrait de La Révolution des organisations – Pour une nouvelle architecture de l’entreprise

By |2019-04-18T12:44:58+00:00April 10th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Mars2019

Intelligence collective, congés de vie, absentéisme, appli… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en mars.

Intelligence collective : un impact positif sur l’engagement des salariés
La tendance à l’intelligence collective semble s’installer durablement dans le monde du travail. Plusieurs solutions font désormais partie du quotidien des entreprises françaises pour démultiplier les performances et générer l’engagement des salariés : Plate-forme intranet ou extranet, réseau social d’entreprise, logiciels de messagerie ou de travail en commun, management partagé, hackathons, boîtes à idées, team building, séminaires, coaching…
Quand l’intelligence collective se met au service de l’entreprise
Article du 18/03/2019

Le « congés de vie », une stratégie pour motiver et garder les jeunes talents
En Australie, Ernst & Young a décidé d’octroyer à ses salariés 12 semaines annuelles de « congés de vie ». Des jours de congés qui pourront être utilisés par blocs de 6 semaines ou en un seul coup pour voyager, se relaxer, travailler à temps partiel… Les managers constatent que plus de flexibilité sur le lieu de travail augmente l’engagement des employés de 11%. Une dynamique insufflée par les millennials.
À cause des millennials, cette entreprise instaure 12 semaines de « congés de vie »
Article du 20/03/2019

L’absentéisme lié au désengagement augmente
Un salarié est absent 17 jours en moyenne par an (13,5 jours il y a 10 ans). Le problème est clairement posé dans le cadre de la grande réforme sur la santé au travail : comment enrayer la hausse des arrêts maladie pour qu’ils coûtent moins cher ? Parmi les causes, entre 35 et 45% des absences sont causées par le désengagement. Des règles et des pratiques sont à réinventer.
Un salarié absent, c’est un signal envoyé à l’employeur : les entreprises invitées à “repanser” le travail
Article du 18/03/2019

Communication, cohésion, bien-être, engagement… les applis à connaître    
L’appli Bloomin aide les managers et DRH à mesurer l’expérience et l’engagement des salariés en instaurant une culture du « feed-back » pour améliorer les relations internes. Comeet utilise l’intelligence artificielle pour créer du lien social et accroître l’engagement au travail. Son rôle est de connecter les profils selon leurs affinités pour des déjeuners, des afterworks ou encore des activités sportives ou culturelles. Et aussi, Smart Coaching un coach virtuel, Noisli pour se concentrer en open space, Supermood l’appli qui donne la parole aux salariés…
17 applis digitales pour se sentir mieux au travail
Article du 30/03/2019

Être soi-même permet d’accroître l’engagement au travail    
Une étude scientifique à paraître dans le Journal of Business and Psychology démontre que le fait d’être soi-même en révélant ses particularités est généralement une expérience positive car elle permet d’améliorer les relations de travail, d’en nouer de nouvelles et de libérer son esprit de pensées liées à la dissimulation de cette différence.
Au travail, être soi-même serait meilleur pour le bien-être et la productivité
Article du 28/02/2019

4ème Forum de l’Engagement le mardi 2 juillet 2019. SAVE THE DATE !

By |2019-04-04T07:57:01+00:00April 4th, 2019|

Comment encourager l’engagement pluriel de ses salariés ?

Une entreprise qui propose de s’engager dans des projets sans lien direct avec le travail quotidien permet d’accroître le sentiment de fierté, de responsabilisation et de contribution de ses salariés. Comment s’y prendre pour favoriser l’engagement pluriel et profiter des impacts positifs sur l’entreprise ?

 

Les différentes populations de l’entreprise

À l’engagement personnel s’ajoute parfois un engagement dans le cadre du travail, favorisé par les initiatives des entreprises pour développer l’engagement pluriel. 4 profils de salariés engagés se dessinent dans le rapport aux engagements pluriels :

  1. Les aventuriers (23%). Un salarié de moins de 35 ans qui travaille en région parisienne, cadre ou manager. Il est à la recherche d’expériences nouvelles. Il se définit comme engagé et associe engagement personnel et engagement dans le cadre du travail.
  2. Les militants (21%). Un salarié qui a déjà eu une expérience d’engagement, principalement dans le milieu associatif. S’il n’a pas nécessairement une perception négative de l’accueil que pourrait réserver son entreprise à ce type d’engagement, il est toutefois relativement prudent. Très intéressé par d’éventuelles initiatives, il est avant tout motivé par la perspective de défendre une cause qui lui tient à cœur et par l’utilité sociale du projet.
  3. Les pragmatiques (38%). Un salarié qui se dit engagé en tant que personne, mais qui n’a plus beaucoup d’engagements actifs. Il travaille depuis plus de 20 ans au sein de son entreprise, il pense que les initiatives d’engagement proposées par l’entreprise peuvent être bénéfiques, mais pas assez encouragées en interne.
  4. Les réfractaires (19%). Ayant peu d’expérience d’engagement citoyen, il se définit comme peu engagé à titre personnel. Il cloisonne très clairement son engagement personnel et sa vie de salarié. Il n’est pas très intéressé par les éventuelles initiatives qui pourraient lui être proposées, doutant de la sincérité de la démarche.

 

Une nécessaire adaptation aux attentes

L’entreprise doit proposer des initiatives en ligne avec les attentes et les aspirations de chacun pour s’adapter aux quatre populations de salariés engagés. Par nature, peu enclins aux engagements pluriels, il n’est pas nécessaire de se focaliser sur les réfractaires. Pour embarquer les pragmatiques, il faut rassurer en définissant au mieux les frontières et les règles d’une participation. Les militants doivent se sentir libres et soutenus pour participer à une initiative et défendre une cause qui leur tient à cœur. Et enfin, il faut nourrir les aventuriers d’initiatives pour qu’ils entrainent les pragmatiques dans leur sillon.

 

Les facteurs de succès

Pour favoriser le développement de l’engagement pluriel, il faut une double résonnance des pratiques au niveau de l’entreprise et des salariés. Les dispositifs les plus collectifs et les connectés à ce qu’est l’entreprise (mission, métier, culture) ont le plus d’impacts positifs sur les salariés. D’autres facteurs clés de succès connexes sont également nécessaires : la connaissance des actions et leur reconnaissance, leur visibilité et leur impact, ainsi que la sincérité de la démarche. Et enfin, le succès des dispositifs dépend aussi du nombre de participants. Un engagement pluriel se développera dans l’entreprise si le plus grand nombre de salariés peut y participer en fonction de ses possibilités concrètes.

 

* Statistiques tirés de l’étude quantitative « L’engagement pluriel » réalisée par Opinion Way. Une publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
By |2019-03-21T09:09:32+00:00March 21st, 2019|

Pourquoi favoriser l’engagement pluriel de ses salariés ?

Les pratiques d’engagement pluriel proposées par les entreprises permettent aux salariés de s’engager dans des projets en dehors de leur travail quotidien. Selon les résultats de l’étude d’Opinion Way sur l’engagement pluriel, les bénéfices sont positifs pour le salarié comme pour l’entreprise.    

 

Des bénéfices multiples

Les salariés qui prennent part à des initiatives proposées au sein de leur entreprise affirment en avoir tiré de nombreux bénéfices.Parmi ceux qui ont été cités, 40% des salariés retirent une énergie positive et inspirante de cette expérience.Pour 38%, ils ont éprouvé de la fierté et en ont retiré des compétences relationnelles (35%), des connaissances et des savoirs faire (29%). Ces expériences sont aussi l’occasion de faire de belles rencontres pour 28% des interrogés et de ressentir une forme d’épanouissement (27%). A noter que sur les 1 000 salariés interrogés seulement 15% d’entre eux déclarent avoir déjà participé à au moins une initiative organisée par leur entreprise.

 

Une stratégie gagnant-gagnant

Pour 8 salariés sur 10, le fait qu’une entreprise propose à ses salariés de s’engager dans une cause ou dans des projets sans lien direct avec leur travail leur semble une stratégie « gagnant-gagnant », bénéfique tant aux salariés qu’à l’entreprise. En effet, les engagements pluriels peuvent être une source de motivation accrue pour les salariés mais aussi avoir d’autres impacts positifs sur l’entreprise comme l’innovation ou une meilleure image employeur. L’entreprise peut également bénéficier des retombées des dispositifs en termes de renouvellement des relationsinternes. L’engagement pluriel des salariés constitue ainsi une belle opportunité de décloisonnement pour pallier notamment les effets de silo dans l’entreprise.

 

Des salariés plus engagés

Les engagements pluriels des salariés sont fortement corrélés avec leur engagement au travail et favorisent de ce fait la performance de l’entreprise au global. 90% des salariés engagés dans au moins une initiative se déclare fier de travailler dans son entreprisecontre 66% pour ceux qui ne sont pas engagés. Ils sont 83% à recommander leur entreprise en tant qu’employeur à des connaissances contre 59%. Un salarié qui participe à un dispositif d’engagement pluriel de son entreprise a aussi un plus grand sentiment de responsabilisation (86% vs. 71%) et de contribution (85% vs. 68%). L’adhésion aux valeurs et à la culturede l’entreprise est également favorisée (81% vs. 58%).

 

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* Statistiques tirés de l’étude quantitative « L’engagement pluriel » réalisée par Opinion Way. Une publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
By |2019-03-21T09:14:58+00:00March 13th, 2019|