
Bien-être, IA, compétences… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 articles ou enquêtes, en accès libre, en lien avec l’engagement des salariés parus en septembre 2026.
Trois paradoxes sur l’engagement
Pluxee dévoile la deuxième édition de son étude sur l’engagement des salariés, menée auprès de 11 000 personnes dans 14 pays. Elle met en lumière trois paradoxes : le travail occupe une place moins centrale dans la vie des salariés, mais ces derniers sont toujours plus attachés à leur entreprise. Dans un contexte de pressions financières persistantes, les travailleurs sont prêts à quitter un emploi qu’ils ne trouvent plus stimulant. Et enfin, l’IA s’apprête à transformer le rôle des travailleurs, mais ceux-ci ne la redoutent pas pour autant.
Le travail : un refuge en période de turbulences ?
Étude Pluxee publiée le 22/09/2026
Trois chiffres clés
L’étude de Pluxee sur l’engagement examine la manière dont les salariés vivent leur travail dans un contexte d’inflation et d’essor de l’IA. Elle suit aussi l’évolution depuis la première édition. Les résultats révèlent un attachement toujours fort à l’entreprise : 87 % des salariés dans le monde déclarent l’adorer ou l’aimer, soit 4 points de plus qu’en 2025 (83 % en France). Parallèlement, l’engagement raisonné progresse : 38 % des salariés posent davantage de limites dans leur travail, soit 5 points de plus qu’en 2025. En France, cette proportion atteint 45 % (+9 points). Enfin, les salariés se montrent plutôt optimistes face à l’IA : 65 % ont une attitude positive envers son utilisation au travail (51 % en France), dont 40 % qui déclarent l’adorer (27 % en France).
Pluxee publie une étude internationale qui dévoile trois paradoxes de l’engagement des salariés à l’ère de l’inflation et de l’IA
Article Yahoo Finances publié le 22/09/2026
Perte de compétences
Une étude du cabinet Gartner identifie les principales tendances technologiques susceptibles de transformer les organisations dans les prochaines années. Les entreprises les plus performantes chercheront à déterminer ce que l’IA peut apporter aux collaborateurs, notamment dans la prise de décision, la créativité, le jugement ou encore le travail d’expertise. L’intégration de l’IA pose aussi le problème de la perte de connaissances : l’automatisation des décisions et les réductions d’effectifs risquent d’entraîner une perte de compétences et de savoir-faire internes. Gartner prévoit ainsi que 30 % des salariés licenciés parce que leur poste aura été jugé remplaçable par l’IA devront être réembauchés d’ici 2029, souvent à un coût plus élevé.
IA : des postes supprimés pourraient être recréés d’ici 2029
Article Le Monde Informatique publié le 11/09/2026
Intensité du travail
Pour la première fois en près de 50 ans, la perception l’intensité du travail recule selon l’enquête de la Dares. En dix ans, la part des actifs confrontés à au moins trois contraintes de rythme a diminué de 5 points. Ces contraintes recouvrent notamment les cadences imposées par une machine, les délais serrés ou la surveillance permanente de la hiérarchie. Parmi les explications possibles figure le développement du télétravail : les cadres qui le pratiquent déclarent des conditions de travail en amélioration par rapport à il y a dix ans. Cette tendance reste toutefois à nuancer, car l’intensité du travail demeure nettement supérieure à celle observée dans les années 1980 et 1990.
Comment les conditions de travail ont-elles évolué depuis 10 ans ?
Article France Info publié le 13/09/2026
Bien-être
Selon l’édition 2026 du Baromètre Bien-Être de WTW, 79 % des entreprises déclarent progresser ou accélérer leurs actions en faveur du bien-être au travail. Dans un contexte de contraintes budgétaires, l’enjeu est désormais d’optimiser l’impact des dispositifs existants. Les employeurs ciblent en priorité les risques liés à la sécurité physique et psychosociale (54 %), le stress, l’épuisement professionnel et la santé mentale (53 %), puis l’absentéisme (49 %) et le désengagement (47 %). Le turnover et la perte de talents clés concernent 31 % d’entre eux. Globalement, l’étude montre que le bien-être glisse d’une logique d’avantages sociaux vers celle de la prévention et de la gestion des risques liés au travail lui-même.
Bien-être au travail : les nouvelles priorités des entreprises
Article Hello Workplace publié le 03/09/2026