La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Décembre2019

Des salariés engagés, l’entretien annuel, le coworking… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus ces dernières semaines.

90 % des salariés français se disent engagés
Selon une récente étude menée par Atomik Research pour la plate-forme de gestion du travail collaboratif Wrike, 90 % des employés français se disent engagés envers leur entreprise. Parmi les 9 salariés français sur 10 qui se disent investis dans leur travail, 47 % font partie de l’entreprise depuis 10 ans ou plus. Les moteurs de cet engagement sont l’appréciation qu’ils ont de leur travail et de leur place dans la société (46 %), ensuite la bonne entente avec leurs collègues (41 %) et enfin la reconnaissance de leur travail par leur direction (22 %). A l’inverse les facteurs de désengagement avancés sont un salaire insuffisant (38 %), la non-reconnaissance du travail effectué (36 %) et le manque de visibilité sur son avenir dans l’entreprise (28 %). Des critères qui diffèrent de ceux avancés par les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie et le Royaume-Uni, où 29 % des salariés expliquent aussi leur manque d’engagement par la surcharge de travail (contre 19 % en France).
Sens, relations avec les collègues, reconnaissance : les 3 moteurs d’engagement des salariés en France
Article du 16/12/2019

L’Hospitality Manager est le nouveau Chief Happiness Officer
La différence majeure entre le CHO et l’Hospitality Manager est dans l’opérationnel. Les collaborateurs sont dorénavant considérés comme des clients. L’Hospitality Manager veille au confort des occupants, valorise et diffuse la culture d’entreprise. Garant de la qualité de vie et d’usage des collaborateurs et des lieux, il contribue à faire du lieu de travail un véritable lieu de vie. C’est le référent unique, garant de la qualité de l’Expérience Collaborateur. L’Hospitality Manager intègre et coordonne l’action des prestations techniques, digitales et servicielles proposés aux collaborateurs autour de cinq compétences requises : la coordination, la définition d’un plan de communication des services auprès des collaborateurs, le suivi des actions, l’analyse et la force de proposition.
Nouveau management : Du Chief Happiness Officer A l’Hospitality Manager
Article du 23/12/2019

Les enseignements de la grève des transports  
La grève des transports en commun a débuté le 5 décembre 2019 et a engendré une nécessaire adaptation des entreprises et des salariés. Parmi les enseignements, les avantages du télétravail sont pointés : plus de concentration qu’en openspace, une meilleure productivité… Autre enseignement, être trop rigide peut démotiver les collaborateurs. Il vaut mieux être souple quitte à ce qu’ensuite, les salariés ou les employeurs constatent d’eux-mêmes les limites du télétravail. Ouvrir au télétravail, même pour des métiers pour lesquels ce n’était pas ouvert a permis de rassurer les collaborateurs pour montrer que son organisation devait être privilégiée. Pourtant, des salariés qui se sont mis par la force des choses en télétravail, se sont sentis un peu seuls, oubliés, derrière leur ordinateur par leur manager, lui-même sans doute dépassé par la gestion de toute cette équipe virtuelle.
7 enseignements pour les salariés et entreprises un mois après le début de la grève
Article du 06/01/2020

Du lien entre le coworking et l’engagement      
Coworking, sous-location de bureaux, ou encore pro-working : la mutualisation des espaces de travail ainsi que l’accès à un panel de services rendent ces modèles attractifs, et inspirent de plus en plus les salariés. D’après une étude du loueur de bureaux Regus, le business du coworking pourrait générer 123 milliards d’euros de revenus potentiels d’ici 2030 en France, à travers des gains de productivité, une optimisation des coûts, ainsi que les recrutements de jeunes talents. Ces modes de travail ont un impact sur le lien avec l’entreprise, car ils instaurent des valeurs de confiance et d’objectifs à atteindre, plutôt qu’un management présentiel. Ainsi, les managers ont tendance à mettre sur pied des événements afin de rassembler leurs équipes et de conserver le sentiment d’appartenance. Des recherches récentes démontrent aussi que la présence de tiers-lieux permettrait de réintroduire une plus grande satisfaction et engagement des salariés au travail.
Coworking, proworking : des alternatives pour loger ses équipes
Article du 20/12/2019

Des cas surprenants d’entretien annuel
Dans le festival d’initiatives pour remplacer l’entretien annuel, on trouve du bon comme des cas surprenants. La « technique de la chaise chaude » consiste à assoir au milieu d’une salle un salarié entouré des membres de son équipe. Il doit écouter ce que chacun pense de lui et de son travail, sans broncher. Un procédé d’évaluation collective efficace, paraît-il…
Dans une entreprise de services informatiques, les salariés ont découvert qu’ils étaient tous classés selon un « potentiel d’évolution » de A à D, dont ils n’avaient jamais eu connaissance. Autre problème : les appréciations générales inscrites dans les dossiers des collaborateurs ne correspondaient pas à celles communiquées lors des entretiens individuels. Chez Cap Gemini, les salariés peuvent en permanence solliciter ou recevoir des feed-back nominatifs de leurs collègues. Via la plateforme Perform, ces commentaires sont déposés, compilés, et peuvent être utilisés pour étayer une demande de promotion par exemple. Chez Allianz, les cadres dirigeants doivent se soumettre à l’avis de leur équipe. Quatre attitudes clés sont évaluées et une synthèse anonymisée est restituée au manager puis intégrée au calcul des bonus et des primes. Chez Alan, une start-up d’assurance santé en ligne, deux fois par an, chaque collaborateur choisit parmi tous ses collègues les membres d’un petit jury d’évaluateurs, de son N+1 à ses copains de cantine, pour juger son travail… et se prononcer sur son évolution possible de carrière. S’il cumule trois avis positifs sur quatre, son dossier passe en comité de promotion.
Jusqu’où l’évaluation au bureau peut-elle aller ?
Article du 06/01/2020

Par |2020-01-16T11:14:51+00:00janvier 16th, 2020|

TOP 10 des articles les plus lus de l’année 2019 2/2

1

#Article / Tout savoir sur le 4e Forum de l’Observatoire : L’engagement à l’épreuve du réel.

Le 4e Forum s’est tenu le 2 juillet 2019 à l’Université de Paris-Dauphine sur le thème de « l’Engagement à l’épreuve du réel. Quid du manager de proximité ? ». L’Observatoire de l’Engagement a piloté l’étude, en collaboration avec OpinionWay, pour interroger un panel de 1016 managers de proximité sur leur perception de l’engagement. Puis, en collaboration avec l’Université de Paris-Dauphine, pour observer les regards et les pratiques d’entreprises.

> Lire l’article

2

#Interview 3 questions à Emmanuelle Germani

Emmanuelle Germani est DRH et Directrice des Systèmes d’Information du groupe Kaporal. Créée en 2004, Kaporal est une entreprise marseillaise, leader de la mode et du jeanwear en France avec environ 600 collaborateurs.
Dans cet article, elle répond à 3 questions sur l’étude « l’Engagement à l’épreuve du réel. Quid du manager de proximité ? »

> Lire l’interview

3

#Article L’Engagement pluriel est-il une source de performance au travail ?

En 2018, l’Observatoire a abordé le thème de l’engagement pluriel. Une double enquête, à la fois qualitative et quantitative pour étudier les contours et les bénéfices des engagements des salariés en dehors de leur travail quotidien.

> Lire l’article

4

#Interview 3 questions à Kevin Bourgeois

Kevin Bourgeois est CEO et co-founder de Supermood. Créée en 2015, la plateforme Supermood permet de mesurer l’engagement des collaborateurs au sein d’une entreprise grâce à des micro-sondages réguliers.
Dans cet article, il répond à 3 questions sur l’étude « l’Engagement à l’épreuve du réel. Quid du manager de proximité ? »

> Lire l’interview

5

#Infographie – L’engagement à l’épreuve du réél
Entre les attentes toujours plus pressantes des salariés et les exigences des dirigeants, les managers de proximité occupent aujourd’hui une place prépondérante et charnière dans l’évolution des entreprises. Quelle importance revêt pour eux le développement de l’engagement de leurs collaborateurs ?
D’après l’étude réalisée par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1016 managers de proximité.

> Consulter l’infographie

Par |2019-12-19T09:44:28+00:00décembre 18th, 2019|

TOP 10 des articles les plus lus de l’année 2019 1/2

6

#Lu pour vous / La révolution des organisations

Riche en analyses, observations et pistes de réflexions, illustré de nombreux exemples, ce livre écrit par Daniel Baroin et  David Gateau, est l’outil indispensable pour repenser une organisation.

> Lire l’article

7

#Article Mesurer l’engagement des salariés

La plupart des grandes entreprises ont mis en place des dispositifs de mesure de l’engagement des salariés. Baromètres, enquêtes ou opinion survey recouvrent des réalités contrastées et posent plusieurs questions : pourquoi mesurer l’engagement, comment, quelles sont les limites des dispositifs…

> Lire l’article

8

#Article Décryptage : définition et rôles des managers de proximité

Le manager de proximité est un sujet aujourd’hui peu traité directement par la littérature en management. Deux populations, plusieurs rôles, de fortes attentes de la part de la hiérarchie… Ces managers ont pourtant une place importante dans l’entreprise.

> Lire l’article

9

#Article Que représente l’engagement pour les dirigeants ?

Dans l’ensembles des entreprises, quelle que soit leur taille, l’engagement est ressenti comme essentiel pour atteindre des enjeux business, qu’ils soient axés sur la croissance, sur un nouveau positionnement ou sur une réorganisation. Mesures, leviers, défis… Comment est perçu l’engagement par les dirigeants ?

> Lire l’article

10

#Article Êtes-vous dans un environnement de travail nouvelle génération ?

Si l’espace de travail n’influe qu’indirectement sur l’engagement des salariés, une récente étude montre que 67% des salariés désirent bénéficier de nouvelles méthodes de travail : organisation du temps et de l’espace de travail, modes de collaboration au sein des équipes… Mais quelles sont les caractéristiques de ces nouveaux environnements ?

> Lire l’article

Par |2019-12-12T08:47:26+00:00décembre 12th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Novembre2019

Séniors, IA, charge mentale des cadres, symétrie des attentions… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en novembre.

Rassurer les séniors pour maintenir leur engagement
Transfert des compétences, chiffrage des futurs revenus, construction d’un projet personnel… Rassurer les seniors sur la retraite permettrait aussi de maintenir leur engagement et de faire reculer l’absentéisme. Les mutuelles et des organisations spécialisées proposent aux entreprises d’accompagner les collaborateurs, pas seulement sur la transition sur les revenus, mais aussi sur le champ de la qualité de vie, de la santé-prévoyance et même de la transmission des compétences. Une entreprise qui se projette a aussi davantage de visibilité sur les compétences qui vont manquer. Plusieurs dispositifs se développent : la retraite progressive, qui consiste en une activité à temps partiel, le rachat de malus de l’Agirc-Arrco par l’employeur quand un salarié désire partir dès son taux plein, le mécénat de compétences où le collaborateur met son expertise au service d’un organisme à but non lucratif, en étant rémunéré par son entreprise.
Préparer la retraite, un intérêt commun pour l’employeur et le salarié
Article du 18/11/2019

Douleurs chroniques et engagement
15 à 20% de la population française adulte souffrirait de douleurs chroniques d’intensité modérée à sévère. Ceux qui en souffrent sont moins engagés dans leur travail et ont un moindre capital santé. Sur un ensemble de dimensions déterminantes de la santé et de la performance au travail, ces salariés présentent une situation nettement dégradée. Ils ont aussi moins d’énergie pour soutenir les changements organisationnels et maintenir des comportements de coopération réguliers. De plus, ils ont généralement une perception plus négative de leur management et déclarent être plus exposés aux risques physiques ainsi qu’aux risques émotionnels. Ainsi, les douleurs chroniques devraient figurer en bonne place dans les préoccupations des DRH, car les implications en termes de Responsabilité sociétale des entreprises et de performance au travail sont importantes.
Douleurs chroniques, un mal aussi silencieux que ravageur en entreprise
Article du 22/11/2019

Les cadres y pensent trop souvent…
Selon une étude Ifop-Mooncard, consacrée à la charge mentale du travail et ses implications dans la vie personnelle, 95 % des cadres pensent à leur travail pendant leurs loisirs. 95% y pensent le soir à la maison, 94 % le week-end, 62 % en faisant du sport, et 20 % en faisant l’amour. Toutes les catégories de cadres sont touchées :  58 % des plus jeunes, alors qu’ils sont souvent décrits comme moins engagés dans l’entreprise, 59% des seniors, 60% des provinciaux et 59 % des Parisiens. Et le sujet concerne presqu’autant les hommes (58 %) que les femmes (64 %). L’origine de ce phénomène serait à rechercher dans la surcharge de travail des cadres et particulièrement dans la gestion des emails, la fréquence des réunions et la gestion des notes de frais. Cette charge mentale professionnelle est dangereuse pour la vie personnelle, familiale et conjugale des cadres. Elle peut aussi impacter dangereusement la santé.
La majorité des cadres pensent à leur travail le soir et le week-end
Article du 13/11/2019

IA et ressources humaines, ça donne quoi ?
Axys Consultants a réalisé une grande enquête auprès de 128 DRH en France pour comprendre quels sont les changements que l’IA va induire dans leur fonction. Même si 75 % des DRH affirment qu’ils sont bien informés des avantages, seulement 11 % des DRH l’ont déjà déployée dans leur service. La gestion administrative des RH est le premier domaine pour lequel les DRH estiment que l’IA est très utile. Ensuite, l’IA doit permettre aux salariés de gérer leurs congés, carrière, formation… et donner un feed-back sur l’entreprise grâce à un assistant personnel. Puis, améliorer le matching entre les candidats et les postes à pourvoir, optimiser la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) et enfin analyser le degré de satisfaction des salariés pour détecter les signaux de démotivation et de démission. Les trois premières solutions déjà déployées par les services RH sont la gestion des candidatures, l’automatisation des tâches administratives et la mesure de l’engagement des salariés. Si les DRH sont plutôt positifs quant à l’utilisation de l’IA (seulement 25 % ont peur qu’elle déshumanise leur métier), ils sont vigilants quant à sa mise en œuvre : 81 % veilleront au respect des conditions de travail et au bien-être des salariés. Le premier obstacle au déploiement de l’IA pour les RH est son coût (71 %) suivi par un manque de formation (68 %).
Enquête Axys Consultants IA et Ressources humaines : Etat des lieux, prévisions et impacts sur les missions des DRH et salariés
Article du 19/11/2019

La symétrie des attentions, la nouvelle donne des stratégies RH
La symétrie des attentions pose comme principe fondamental que la qualité de la relation entre une entreprise et ses clients est symétrique de la qualité de la relation de cette entreprise avec l’ensemble de ses collaborateurs. Capitaliser sur l’expérience du collaborateur c’est effectivement s’assurer des gains de productivité et encore plus d’engagement. Accenture indique ainsi que 51% des dirigeants d’entreprise envisagent de personnaliser l’expérience employé, sur le modèle de l’expérience client. De “consumer first” à “collaborateur first”, telle serait la devise des entreprises innovantes. Ce que la marque employeur fait à l’intérieur de la société se voit vraiment à l’extérieur, d’où l’importance d’être en cohérence. Pour exemple, la stratégie de la société Uber est l’illustration poussée à l’extrême de ce phénomène où le client note l’employé et le service et où en retour l’employé note le comportement de son client. Ainsi entre les salariés qui sont invités à noter leurs employeurs, leurs clients et ceux qui commentent sans filtres leur vie au travail au travers des médias sociaux, les entreprises doivent plus que jamais penser à la qualité de vie et à l’environnement de travail de ses collaborateurs, car ces derniers sont ses meilleurs ambassadeurs ou ses pires détracteurs.
La symétrie des attentions au cœur de la stratégie RH
Article du 07/11/2019

Par |2019-12-04T19:13:25+00:00décembre 4th, 2019|

Comment développer l’Engagement ? Les managers de proximité répondent

Rôle pivot dans le développement de l’engagement en entreprise, le manager de proximité est bien placé pour savoir quels sont les facteurs engageants pour les salariés, et surtout les bonnes pratiques pour permettre un cadre de travail sain. Comment développer et maintenir l’engagement au sein de l’entreprise ? Plusieurs managers de proximité ont répondu à cette question.

 

Instaurer un cadre de travail sain et motivant

Selon les managers de proximité interrogés dans le cadre de l’étude « L’engagement à l’épreuve du réel : QUID du manager de proximité ? »*, un cadre de travail sain et motivant est la clé de l’engagement des collaborateurs. En effet, les principaux leviers de développement de l’engagement sont la reconnaissance du travail de chacun pour 46% et l’instauration d’une bonne ambiance de travail pour 44% des managers. L’atmosphère qui règne dans l’entreprise est donc primordiale pour assurer l’engagement des salariés.

 

Suivre les parcours professionnels de chacun

Aussi largement cité par les managers de proximité, le suivi de l’évolution de chaque collaborateur est un bon exemple de levier de développement de l’engagement. 28% affirment que se soucier du bien-être de ses collaborateurs est essentiel, tandis qu’autour de 25% insistent sur l’incitation à la prise d’initiative, le droit à l’erreur et les retours réguliers sur le travail et les résultats, pour être toujours au plus proche des salariés.

 

Responsabiliser les collaborateurs

Enfin, la responsabilisation des salariés se démarque parmi les leviers d’engagement, notamment dans les grandes structures. Globalement, un peu plus de 30% des managers de proximité jugent que le développement de l’autonomie et la responsabilisation, ainsi que le développement des compétences et du potentiel de chacun sont des facteurs clés de l’engagement. Ce chiffre est en augmentation dans les grandes structures, atteignant autour de 40%, ce qui en fait en réalité l’un des premiers leviers dans les grandes entreprises.

Le développement de l’engagement dans l’entreprise se joue donc tant au niveau du cadre de travail que dans le comportement des managers face à tous les salariés, qui, pour être engagés, doivent être avant tout accompagnés et soutenus par leurs supérieurs.

 

*Sondage Opinion Way pour l’Observatoire de l’Engagement, « L’engagement à l’épreuve du réel : QUID du manager de proximité ? », 2019
Propos tirés de l’étude complète « Managers de proximité et dynamiques d’engagement : discours et réalité des pratiques ». Une publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
Par |2019-12-09T08:56:05+00:00novembre 28th, 2019|

Qu’est-ce qu’un salarié engagé selon les managers de proximité ?

« L’engagement au travail est l’énergie que consacrent les salariés à la réussite des projets communs de l’entreprise. Il se traduit par un état d’esprit et des initiatives qui témoignent de leur appropriation de la stratégie et des enjeux. »Cette définition de l’engagement a été proposée à plus de 1000 managers de proximité dans le cadre de l’étude « L’engagement à l’épreuve du réel : QUID du manager de proximité ? »*. Initiative, passion, désir de bien faire… À quoi les managers de proximité reconnaissent-ils un salarié engagé ?

 

Un collaborateur positif avant tout…

Collaborateur charnière au rôle prépondérant dans l’évolution de l’entreprise, le manager de proximité identifie un salarié engagé comme quelqu’un de positif et d’investi dans son entreprise. Parmi les traits qui permettent aux managers de proximité de reconnaître un salarié engagé, 54% citent en effet l’esprit d’initiative, 50% l’état d’esprit constructif, 47% l’envie de bien faire et 45% la passion et l’enthousiasme. C’est donc l’état d’esprit du collaborateur qui définit avant tout son engagement.

 

…et investi dans une dynamique collective

Selon les managers de proximité, l’engagement se traduit aussi par un investissement dans la dynamique collective et une certaine adhésion à la stratégie de l’entreprise. 31% des interrogés évoquent en effet cette adhésion comme un signe d’engagement. De même, 29% citent l’envie de se dépasser et 25% l’identification à l’entreprise (sa culture, ses valeurs). L’attachement « corporate » à l’entreprise constitue donc pour les managers de proximité un vecteur d’engagement, certes secondaire mais présent dans leur discours.

 

Pas forcément un « bon petit soldat » de l’entreprise

Il faut néanmoins noter qu’aujourd’hui, être « un bon petit soldat » de l’entreprise ou un « bourreau de travail », n’est plus synonyme d’engagement pour les managers de proximité. Même si l’attachement à l’entreprise pèse dans la balance, il reste secondaire, et parmi les traits caractéristiques de l’engagement proposés aux managers, le fait que le collaborateur ne compte pas ses heures arrive en dernière position, cité par seulement 18% des interrogés.

 

Manager qui doit jongler entre les attentes des salariés et les exigences des dirigeants, le manager de proximité définit aujourd’hui l’engagement des collaborateurs avant tout comme un état d’esprit positif, plus que comme une « dévotion » à l’entreprise, désormais moins valorisée.

 

*Sondage Opinion Way pour l’Observatoire de l’Engagement, « L’engagement à l’épreuve du réel : QUID du manager de proximité ? », 2019
Propos tirés de l’étude complète « Managers de proximité et dynamiques d’engagement : discours et réalité des pratiques ». Une publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
Par |2019-12-09T08:56:25+00:00novembre 14th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Octobre2019

Présentéisme, management, managers neuro-friendly, … L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en octobre.

Demain tous managers « neuro-friendly » !
« Voulez-vous un peu d’aide ? Vous feriez bien de prendre une pause ! » Le conseil provient d’une intelligence artificielle qui analyse les signaux cérébraux enregistrés à partir de capteurs intra-auriculaires semblables à des oreillettes d’écoute musicale. Ces écouteurs mesurent en temps réel l’état cognitif et affectif d’un individu. L’objectif est de tirer le meilleur parti de ses moments d’attention. Grâce aux progrès de l’imagerie, les neurosciences connaissent des développements fulgurants révélant les mécanismes de l’apprentissage, de la mémoire, de la motivation, de l’engagement, de l’attention, de la prise de décision et du leadership. La science peut façonner des « managers neuro-amicaux » capables d’organiser leur travail et celui de leur équipe pour réduire le stress et stimuler leur créativité. La reconnaissance est clef, d’autant qu’elle a une réalité physiologique, soulignent les chercheurs : elle active les circuits neurologiques de la récompense sur lesquels reposent la motivation, la confiance et la cohésion sociale. Rien de tel pour la stimuler qu’un environnement de travail « neuro-bienveillant »
Comment les neurosciences s’emparent du monde de l’entreprise
Article du 12/10/2019

L’influence des liens entre salariés sur l’entreprise
Une étude de la Cass Business School révèle que les équipes liées par une forte amitié sont plus susceptibles de se montrer persévérantes dans une situation délicate. Les chercheurs ont analysé les données de 66 équipes entrepreneuriales et ont ainsi pu étudier comment elles réagissent lorsque leur entreprise commence à rencontrer des problèmes financiers, et surtout le rôle des sentiments dans l’entrepreneuriat. Le résultat : plus les liens internes entre salariés sont importants, plus ceux-ci s’engageront à vos côtés, et plus vous avez de chances de sauver une société en difficultés. Un entrepreneur qui sera soutenu par ses salariés aura donc bien plus envie de continuer à investir dans son projet qu’un entrepreneur qui, seul face à ses problèmes, décidera la grande majorité du temps de baisser les bras.
Les émotions, la « boite noire » de la prise de décision entrepreneuriale
Article du 09/10/2019

Comment parlez-vous de votre entreprise ?
Utiliser « nous » ou « elle » pour parler de son entreprise dénote le rapport affectif que vous entretenez avec votre boulot. Le « nous » est marqueur de l’engagement. Les salariés très investis s’identifient à l’entreprise, à ses produits, à ses services. Cette habitude est également plus fréquente dans les PME où la connivence s’installe plus facilement entre les salariés et où le processus d’identification est plus simple. C’est aussi davantage le cas quand l’entreprise est très ancrée localement et a une histoire forte. « Nous » est plus marquée chez les cadres car ils ont plus de chances que les employés de tirer des avantages de leur travail. A contrario, certains salariés mettent un point d’honneur à toujours dire « elle » en parlant de l’entreprise qui les emploie. Ils veulent marquer une dissociation. Cette mise à distance reflète aussi, parfois, un passif professionnel douloureux ou une volonté de ne pas être assimilé à sa hiérarchie.
Pourquoi dîtes-vous plutôt « nous » ou « elle » pour parler de votre entreprise ?
Article du 16/10/2019

Il faut réinventer le management
Face aux mutations actuelles des formes du travail, la question du management est un enjeu de taille. On compte, aujourd’hui, plus de 900 000 travailleurs indépendants qualifiés en France et une multitude de statuts cohabitent dans les organisations. Comment, dès lors, qualifier la relation de ces professionnels avec l’entreprise qui les emploie ? Doit-on également se préoccuper de l’évolution de carrière et du bien-être au travail de quelqu’un venu travailler trois mois, voire une semaine ? Qu’est-on en droit d’attendre, ou d’exiger, de ces personnes ? Il n’y aujourd’hui aucun référentiel véritable à ce sujet. Pourtant, la vigilance s’impose si l’on ne veut pas voir l’activité du manager perdre tout son sens et se transformer en un simple « staffing ». Il y une opportunité de réécrire, à partir d’une page blanche, de nouvelles règles de jeu, plus adaptées aux attentes individuelles ainsi qu’aux mutations générationnelles.
Manager fera-t-il encore sens demain ?
Article du 18/10/2019

Faut-il rester au bureau sans travailler pour prouver son engagement ?  
Selon une enquête menée par Glassdoor, 30 % des personnes interrogées affirment qu’il est mal vu de quitter le bureau avant 18 h. Et, une personne sur quatre admet être déjà resté au bureau sans être efficace, juste pour être bien vu. La culture managériale française valorise le présentéisme beaucoup plus que celle d’autres pays européens. Les horaires à rallonge sont encore de mise. Les salariés sont nombreux à tenter de prouver leur motivation en arrivant tôt au bureau, et surtout en partant tard. Le télétravail gagne du terrain, mais le principe selon lequel il faudrait être physiquement au bureau pour être un bon élément est toujours de mise. Un principe qui pourrait être remis en cause par les millennials qui réclament un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso.
En France, on reste au bureau sans rien faire pour se faire bien voir
Article du 09/10/2019

Par |2019-11-07T09:07:36+00:00novembre 7th, 2019|

Décryptage : définition et rôles des managers de proximité

Le manager de proximité est un sujet aujourd’hui peu traité directement par la littérature en management. Deux populations, plusieurs rôles, de fortes attentes de la part de la hiérarchie… Ces managers ont pourtant une place importante dans l’entreprise.

 

Deux populations de managers de proximité

Les entreprises différencient quasiment toutes deux types de managers de proximité : ceux qui se situent au siège, et ceux qui développent des activités au sein des unités opérationnelles. Au siège, la population des managers de proximité est plutôt qualifiée et présente un turnover rapide car les personnes évoluent dans diverses fonctions de l’entreprise, par montée en compétences. Il apparaît dès lors que cette population a moins besoin de dispositifs spécifiques d’accompagnement ou de reconnaissance.

Dans les unités opérationnelles, la population des managers de proximité est beaucoup plus variée. Il peut s’agir de jeunes ayant une capacité à monter rapidement en position dans l’entreprise ou de personnes plus âgées souhaitent rester à cette position pendant un temps long (plus de 10 ans souvent). Leur horizon est aussi divers. Dans certains cas, ils ne peuvent pas espérer progresser dans l’entreprise (encadrement local, peu de postes au niveau supérieur, etc.). Dans d’autres cas, ce type de poste ne semble être qu’un passage rapide pour évoluer vers d’autres entreprises ou d’autres fonctions plus attractives. Dans d’autres cas le turnover est justifié par une montée en responsabilité rapide de personnes qui progressent. Des dispositifs d’accompagnement sont ici nécessaires pour accompagner cette population dans son rôle managérial.

 

Les rôles du manager de proximité

Il apparaît clairement, dans ce qui est attendu de la part des managers de proximité, qu’il existe une articulation nécessaire entre les rôles opérationnels et les rôles managériaux. En effet, une partie des rôles attendus du manager de proximité, est de faire face aux contraintes opérationnelles comme faire tourner le business, pallier les problèmes opérationnels, vendre, gérer les approvisionnements, assurer les KPI… Il apparait que la proportion de ce type de rôles peut être conséquente et parfois prendre largement le pas sur les rôles managériaux dans la pratique quotidienne de ces managers. Les rôles managériaux attendus sont les rôles classiques du management : motiver, recruter, fidéliser, accompagner les collaborateurs, être un relai d’information…

 

Des managers sous tensions

Les entreprises sont conscientes de cette tension entre les rôles opérationnels que doivent occuper les managers de proximité et les rôles de management.

« La vraie difficulté est d’arriver à concilier l’opérationnel et le management. Le métier de responsable de magasin est compliqué, le management n’est pas facile »

Dans certains cas, les dispositifs d’accompagnement des managers de proximité prennent en compte cette tension afin de redonner du poids aux rôles managériaux dans l’activité des managers de proximité.

« Le vrai rôle du manager de proximité c’est de donner du sens au travail de ses collaborateurs. »

Outre la dualité des rôles, le positionnement des managers par rapport au pouvoir est aussi une source de tension. Ils ont la charge, d’une part, de faire appliquer la stratégie de l’organisation dans leur équipe et d’autre part, ils sont les détenteurs du pouvoir sur les membres de leur équipe.

* Propos tirés de l’étude « Managers de proximité et dynamiques d’engagement : discours et réalité des pratiques ». Une publication de l’Observatoire de l’Engagement, co-créé par les sociétés Carewan et Osagan, dans le cadre d’un contrat de recherche avec l’Université Paris-Dauphine.
Par |2019-12-09T08:56:46+00:00octobre 24th, 2019|

Infographie : l’engagement à l’épreuve du réel

Entre les attentes toujours plus pressantes des salariés et les exigences des dirigeants, les managers de proximité occupent aujourd’hui une place prépondérante et charnière dans l’évolution des entreprises. Quelle importance revêt pour eux le développement de l’engagement de leurs collaborateurs ? 

 

> Pour télécharger l’infographie, rendez-vous dans la rubrique ÉTUDES

 

Par |2019-12-09T09:05:53+00:00octobre 10th, 2019|

La revue de presse de l’Observatoire de l’Engagement #Septembre2019

Déconnexion, arrêt de travail, investissement affectif, soft skills… L’Observatoire de l’Engagement a sélectionné 5 sujets en lien avec l’engagement des salariés dans les articles de la presse parus en septembre.

Encourager l’investissement affectif des salariés
En tirant parti de la puissance des connexions humaines présentes au sein d’une organisation, les entreprises peuvent étendre leur portée et accroître les niveaux de satisfaction de leurs salariés. S’il fait bon travailler dans une entreprise, les salariés les plus actifs et engagés sur les médias sociaux constituent de solides alliés pour transmettre les valeurs et construire la réputation d’une marque. Selon le Baromètre de confiance d’Edelman, le contenu partagé par les salariés, obtient un taux d’engagement huit fois supérieur à celui du contenu officiel de l’entreprise. Par ailleurs, il est partagé 25 fois plus souvent, un argument de poids pour encourager leurs employés à assurer leur promotion de façon positive sur les médias sociaux. Si les entreprises incorporent une culture dans laquelle les médias sociaux prévalent, elles pourront retirer des avantages de leurs employés les plus passionnés et engagés.
Humanisez votre marque grâce à vos ambassadeurs les plus influents
Article du 08/09/2019

Boom des arrêts longue durée chez les moins de 40 ans
Selon le 11e baromètre de l’absentéisme du groupe de conseil Ayming, les arrêts de longue durée chez les 40 ans et moins ont progressé de +23% en 2018. Sont en cause la santé du salarié, mais aussi la maladie professionnelle, les conditions de travail difficiles et l’épuisement professionnel. Les femmes sont plus absentes que les hommes (5,73 % et 3,83 % respectivement), du fait des arrêts maladies liées aux grossesses, mais aussi parce qu’elles ont plus souvent que les hommes des statuts précaires. Tous les secteurs sont impactés par la hausse de l’absentéisme, mais la Santé demeure celui où il est le plus élevé (5,62 %) suivi par le secteur des services (5,26 %). Face à l’absentéisme de longue durée, les entreprises « ont du mal à réagir », note le baromètre. 44 % des salariés témoignent qu’aucune action (adaptation du poste, phase de réintégration, entretien…) n’est mise en place au retour du salarié absent. Selon les salariés interrogés, les facteurs qui ont le plus d’impact négatif sur leur engagement sont « le manque de reconnaissance, l’absence de développement professionnel et le manque d’éthique de l’entreprise ».
Au travail, les absences de longue durée ont augmenté de 10 % en 2018
Article du 03/09/2019

Réinventer la place de l’homme dans l’entreprise
Plus de 1 Français sur 5 ne perçoit ni le sens ni l’utilité de son emploi. La numérisation conduit à un sentiment de mal-être, de déshumanisation de l’entreprise et à la détresse psychologique. Il faut réinventer la place de l’homme dans l’entreprise. Il faut rappeler la raison sociale de l’entreprise, lui redonner une âme et aligner ses valeurs sur les attentes de ses collaborateurs. Pour y parvenir, une révolution totale de la chaîne de valeur du management des talents est nécessaire. Mettre en place une stratégie RH centrée sur l’expérience salarié doit devenir l’axe de toute transformation. Il s’agit de s’intéresser à ce que chaque homme a de singulier et d’unique, à ses valeurs, ses ressorts propres, ses aspirations, ses véritables talents. Chaque salarié doit se sentir valorisé pour ce qu’il est et pouvoir exprimer tout son potentiel.
À quoi cela sert-il de s’intéresser à « l’expérience employé » ?
Article du 27/09/2019

Prenons le temps de déconnecter      
Depuis plusieurs années, les collaborateurs sont confrontés à la multiplication des applications et outils numériques sur leur lieu de travail. Que ce soit pour partager des informations, développer de nouvelles compétences ou échanger avec un mentor, il existe désormais une application pour chaque besoin. Le flux permanent d’informations et de sollicitations favorise une surcharge mentale nuisant dans la durée à l’engagement et à la créativité. Certaines entreprises commencent aujourd’hui à s’emparer du sujet de la lutte contre l’hyper connexion, en développant des approches dites « low tech ». Des expérimentations fructueuses qui doivent lancer une réflexion sur l’utilisation raisonnée des outils numériques, dans l’intérêt de la santé et de la qualité de vie au travail des salariés, mais aussi de leur performance au quotidien. Il ne s’agit pas de supprimer l’utilisation des outils digitaux, mais plutôt de promouvoir des temps ou des espaces de déconnexion favorisant l’apprentissage, la créativité et la concentration
Opinion | Et si l’avenir du travail résidait dans la low tech ?
Article du 24/09/2019

Soft Skills 1 – Hard Skills 0
Les évolutions permanentes des nouvelles technologies obligent les salariés à mettre à jour régulièrement leurs compétences techniques. Bien entendu, ces dernières restent des avantages lors d’un recrutement mais en deuxième critère de sélection selon une enquête réalisée par TTI Success Insights. Les compétences sociales sont déterminantes pour l’entreprise. Les qualités les plus valorisables reposent sur l’esprit d’ouverture, l’esprit de synthèse ainsi qu’un bon relationnel. Mais dénicher ces personnalités n’est pas une démarche aisée. C’est pourquoi, les services RH se tournent de plus en plus vers la cooptation. Selon une étude de l’APEC, 40 % des entreprises auraient recruté par cooptation en 2016. C’est une démarche d’engagement du salarié envers l’entreprise. Un salarié qui coopte choisira forcément parmi ses connaissances le collaborateur dont il sait qu’il fera corps avec la culture d’entreprise.
Quand Les Soft Skills Prennent Le Pas Sur les Hard Skills
Article du 10/09/2019

Par |2019-10-03T08:16:29+00:00octobre 3rd, 2019|